Les services neurologiques francais

 

Les grands services neurologiques français en milieu hospitalier .

En France, de grandes villes réunissent des chercheurs et des équipes de médecins pour regrouper leurs connaissances et avoir le plus de données possibles sur les maladies neurodégénératives.
A Bordeaux, il existe un service de neurologie labellisé : ” Centre d’excellence maladies neurodégénératives ”
Seulement sept centres ont obtenu ce label de niveau européen.
Le milieu hospitalier de Bordeaux l’a obtenu grâce au projet : ” BIND ” ( Bordeaux Initiative de Neurodegenerative disorders).
Il consiste à rassembler des équipes et des infrastructures multidisciplinaires afin de proposer une meilleure prise en charge du patient.
Le coordinateur du projet est le Professeur François Tison, Professeur en neurologie à l’Université de Bordeaux et directeur de l’Institut des Maladies Neurodégénératives.
François Tison est aussi responsable de Centre Mémoires de ressource et de recherche de l’Unité de Motricité du service de neurologie clinique du CHU de Bordeaux.
Ce spécialiste est à l’écoute des patients atteints de la maladie de Parkinson à l’hôpital de Haut Lévèque à Pessac.
Il est rattaché à l’équipe de CNRS de Bertrand Bloch et de Erwan Bézard.
Le parcours de François Tison est particulièrement riche, son CV ne fait pas moins de 21 pages.

 

Le service de Lille le LICEND : ” Lille Centre of Excellence for Neurodegenerative Disorder ” a aussi le label de centre d’excellence de maladie neurodégénétative.
Cet ensemble réunit toutes les compétences dans le domaine ces maladies. Il incite la collaboration locale mais aussi internationale.
Le Professeur Florence Pasquier est coordonnatrice du LICEND. Elle est Professeur en neurologie, travaille au CHRU de Lille ainsi qu’à la faculté de médecine de Lille, Droit et santé.
Florence Pasquier préside la fédérations des Centres Mémoire Ressources et de Recherches ( CMRR ). Elle se bat pour la prise en charge des malades à domicile.
Les travaux du Professeur Pasquier et de son unité visent à fournir aux médecins de famille des outils d’identification des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
En tant que spécialiste de la maladie d’Alzheimer, elle est invitée à travers le monde pour ses conférences.

 

A Lyon se trouve le Centre de Recherche en neurosciences, il est pluridisciplinaire et étudie le fonctionnement du cerveau.
Crée en 2011, le Centre de Recherche de Neurosciences de Lyon, le CRNL, réunit l’expertise multidisciplinaire de 370 membres organisés en 11 équipes.
Ensemble, ils permettent de nouvelles synergies dans l’étude du cerveau et des pathologies qui y sont associées.
Il est indispensable de développer des connaissances sur différentes organisations comme les fonctionnements moléculaires et cellulaires fondamentaux, les interactions entre les aires cérébrales, la pensée et la cognition sociale.
Il est ainsi possible de relier les différentes échelles d’investigation pour appréhender la globalité du fonctionnement cérébral
Cette approche multi-échelle s’articule avec un transfert de connaissances vers les acteurs de la santé et les patients en partenariat avec les hospices civils de Lyon et grâce à la présence de nombreux praticiens hospitaliers.Il y a une volonté de regrouper l’ensemble de ses équipes sur le pôle hospitalier Est à proximité immédiate des hôpitaux neurologiques Femme-Mère-Enfant et psychiatriques de Vinatrier.
Barbara Tillman dirige le CNRL et les recherches. Elle est responsable de l’équipe cognition auditive en psycho-acoustique.
En 2016, elle reçoit la médaille d’argent de CNRS. Elle est récompensée pour ses travaux qui visent à décrypter les mécanismes cognitifs et neuronaux qui permettent au cerveau humain de percevoir les structures musicales.

A Marseille, l’Institut de Neurosciences de la Timone s’intéresse aux maladies du système nerveux dans leurs manifestations et leur origine. Il développe des recherches de haut niveau en neurosciences fondamentales.
Les chercheurs et cliniciens de l’ITN se sont focalisés sur le handicap lié aux traumatismes, aux maladies neurologiques et aux maladies psychiatriques ainsi que sur les déficits des organes des sens pour les déficiences visuelles et auditives.
Les chercheurs veulent comprendre les pathologies dans leur intégralité et développer les recherches pour approfondir les connaissances des grands systèmes fonctionnels qui sont moteurs, sensoriels motivationnels et émotionnels.
Ils cherchent à lier différents niveaux d’approche du neurone et du comportement.
L’ITN est en relation avec plusieurs pôles cliniques : le psychiatrique, neurosciences cliniques, le pôle tête et cou et enfin le pôle médecine physique et réadaptation.
Le directeur de l’institut est Guillaume Masson.

 

La ville de Montpellier possède aussi un centre d’excellence en enseignement et recherches sur les maladies neurodégénératives : le CoEN.
Environ 200 personnes y travaillent et permettent une collaboration multidisciplinaires.
On compte des chercheurs de CHU et des médecins travaillant dans 7 départements différents : la neurologie, la gériatrie, la neurochirurgie, la psychiatrie, la biologie-pathologie, l’imagerie et DIM.
Le CoEn a sept centres d’expertises en lien avec cinq infections neurodégénératives mais aussi des équipes de recherches de renommée internationale et de l’université Paul Valéry.
Les objectifs sont de comprendre le mécanisme cellulaire et moléculaire de ces maladies.
A partir de ces connaissances, il sera possible de chercher de nouvelles pistes thérapeutiques.
Un des objectifs de CoEN est de promouvoir des programmes de recherches translationnelles associant les chercheurs et les cliniciens ainsi que les associations de patients.
Le directeur de CoEn est le Professeur Sylvain Lehmann. Il était chercheur à l’Institut National de Recherches Françaises en 1977.
En 2003, il obtient le poste de professeur de biochimie à la faculté de médecine de Montpellier.
Ses principales recherches ont porté sur des troubles neurodégénératifs. Il est aussi vice-président de la Société Nationale Française de biologie chimique.

 

Le site de la Pitié-Salpêtrière à Paris a été choisi pour devenir un centre labellisé.
Il est constitué, entre autres, d’un pôle des maladies de système nerveux où sont regroupés 300 Médecins et 14 équipes de recherche clinique du pôle neurologique.

Dans l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, il y a 25 équipes de recherches dont 19 sont impliquées dans les maladies neurodégénératives : la maladie de Parkinson, la Sclérose en Plaque, la maladie d’Alzheimer, la sclérose latérale amyotrophie, les maladies neurodégénératives rares.
Les malades, les médecins et les chercheurs sont réunis dans un même lieu pour permettre une mise au point rapide de traitement pour les lésions du système nerveux afin de les appliquer aux patients rapidement.
Le site de la Pitié-Salpêtrière est aussi constitué de l’Institut de Neurosciences translationnelles de Paris.
Le Professeur Bruno Dubois est chargé de ce grand projet. Professeur des Universités, il est praticien hospitalier en neurologie au sein du groupe hospitalo-universitaire de la Pitié-Salpêtrière. Il est aussi directeur de l’Institut de la Mémoire et de la Maladie d’Alzheimer.

 

A Toulouse, le centre d’excellence des maladies neurodégénératives ” NeuroToul-Toulouse neurodegenerative center ” a été labellisé le 24 juin 2015.

Le centre fédère les compétences des cliniciens, des chercheurs et des enseignants dans les 13 disciplines au service de la qualité de vie des enfants et des adultes souffrant d’un handicap invisible.
Le but de centre est de décloisonner les disciplines et les professions, afin de fédérer et de mutualité les savoir-faire dans le cadre d’interventions et de mutualiser les savoir-faire dans le cadre d’interventions, de faire émerger les hypothèses et des projets de recherches innovants, de favoriser la transmission des connaissances.
Le centre de Toulouse est coordonné par le professeur Olivier Rascol, praticien hospitalier, médecin en neurologie et spécialisé en pharmacologie à Toulouse.
Il se consacre depuis 25 ans à la recherche clinique sur la maladie de Parkinson.
Il conçoit et conduit des essais cliniques destinés à évaluer la sécurité et l’efficacité thérapeutique des médicaments antiparkinosoniens. Récemment son équipe a montré les effets bénéfiques possibles d’un médicament dopaminergique sur l’évolution à long terme de la maladie.
Son équipe s’attache à améliorer l’Imagerie par Résonance Magnétique ( IRM ) pour pouvoir poser un diagnostic précoce pour les maladies de Parkinson.